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WALKYRIE
Colonel-Comte Claus Schenk Von STAUFFENBERG, un nom ancré dans l’Histoire. Un nom effacé des mémoires collectives. Le nom d’un héros oublié par les Hommes et qui, aujourd’hui, reprend sa place dans le panthéon des Hommes qui ont agis pour le bien de l’Humanité en luttant contre la barbarie nazie.
Pour ceux qui l’ignorent encore, le comte Von STAUFFENBERG était le colonel de la Wehrmacht qui tenta d’assassiner Adolf HITLER, le 20 juillet 1944, dans son quartier général de Prusse Orientale, le « WOLFSSCHANZE » (la tanière du loup) près de Rastenbourg. Adolf HITLER survécu à cet attentat, pour finalement se suicider dans un bunker à Berlin le 30 avril 1945. Les mauvaises langues diront : « un colonel allemand qui tentent d’assassiner HITLER, c’est bien joli mais il s’y prend un peu tard, après tout, il est colonel. Il a réussi à monter en grade dans l’armée du gouvernement nazi. ». Il faut savoir que le colonel Von STAUFFENBERG était dans l’armée allemande depuis 1926, bien avant que les nazis prennent le pouvoir en 1933. Le colonel Von STAUFFENBERG était catholique et conservateur et, était en totale opposition avec les idées d’Adolf HITLER et resta dans l’armée pour servir l’Allemagne et non HITLER. En 1939, son oncle le comte Nikolaus Von ÜXKULL, l’incita à rejoindre un mouvement de résistance allemand. Malgré ce que l’on peut croire, il existait plusieurs mouvements de résistances allemands en Allemagne, dont la Rose Blanche, le S.P.D., le K.P.D., l’Orchestre Rouge, la résistance Catholique et Protestante. Au départ, Von STAUFFENBERG n'étant pas à un poste suffisamment élevé pour soutenir l'organisation d'un coup d'État, se sent impuissant, mais finalement en 1943, après avoir récupéré de ses blessures lors de la campagne d’Afrique, où il perdit sa main droite, son œil gauche et deux doigts de sa main gauche, il est placé comme officier d'état-major à Berlin, où il commencera réellement son travail de résistance.
Colonel Von STAUFFENBERG Tom CRUISE
Concernant le cinéma, il faudra attendre plus de 60 ans pour qu’Hollywood s’intéresse à l’histoire du colonel Von STAUFFENBERG et des hommes et femmes qui participèrent au complot et à la tentative d’assassinat d’Adolf HITLER. Généralement cette tentative d’assassinat n’est que rarement et très brièvement mentionnée dans certains films de guerre américains, comme cela est le cas dans « Paris brûle-t-il ? » en 1966 de René CLEMENT (film franco-américain), « La nuit des généraux » en 1967 d’Anatole LITVAK (film franco-britannique), ou encore « La percée d’Avranches » en 1978 d’Andrew V. MacLaglen. Mais cette attente bien longue prend finalement fin le 28 janvier 2009, avec la sortie du film « WALKYRIE » de Brian SINGER. Bien sûr « WALKYRIE » n’est pas le seul film qui retrace l’histoire du colonel Von STAUFFENBERG, les Allemands n’attendront pas aussi longtemps, et réaliseront dès 1955 un film à ce sujet, intitulé « C'est arrivé le 20 juillet » de Georg Wilhelm PABST, ou encore plus récemment en février 2004 un téléfilm intitulé « STAUFFENBERG » de Jo BAIER avec Sebastian KOCH dans le rôle du colonel Von STAUFFENBERG. On peut même retrouver Von STAUFFENBERG, dans la saison 5 de la série « HIGHLANDER » en 1997 avec Adrian PAUL, qui consacre son onzième épisode à l’attentat du 20 juillet 1944, dans un épisode intitulé « Opération Walkyrie ».
Pour en venir au film, on peut se demander quel intérêt y-a-t-il à aller voir un film dont le dénouement est connu dès le début, comme cela est le cas quand on va voir un film sur le Titanic, le débarquement en Normandie, la bataille d’Alamo ou même un épisode de Columbo à la télévision. Nous savons que malgré les efforts du colonel Von STAUFFENBERG et de ses complices, Adolf HITLER survivra à l’attentat orchestré contre lui. C’est à ce moment que j’ai envie de citer une réplique de Tom CRUISE alias Von STAUFFENBERG dans « WALKYRIE », « Et après, que ce passera-t-il ? ». C’est dans cette réplique que réside tout le film, que ce passe-t-il après. Que ce passe-t-il après l’explosion de la bombe, quand personne (hormis le spectateur) sait si Adolf HITLER a survécu. Que ce passe-t-il quand Von STAUFFENBERG revient à Berlin. Même si le spectateur sait ce qu’il va se passer ensuite, Brian SINGER arrive parfaitement, avec l’appui de notre humanité et un montage aussi ahurissant que la chevauchée des Walkyries, à nous faire espérer voir se produire l’irréalisable, à voir le colonel Von STAUFFENBERG réussir sa mission. Evidement, nous assistons impuissant à la marche inéluctable de l’Histoire comme si nous avions remonté le temps pour essayer de la changer et que finalement elle ne peut être modifiée. Ainsi, nous observons avec espoir, toutes les petites causes qui ont causés l’échec de ce complot. Visuellement « WALKYRIE » est magnifique, incroyable, je ne peux que traduire cela qu’avec les mots de mon voisin pendant la séance qui répliquait toute les 5 minutes, « Putain » sur un ton incrédule. De plus Brian SINGER nous offre une vision tout à fait Wagnériste du personnage de Von STAUFFENBERG qui, dans le film, accepte de faire partie du complot, dans une église à ciel ouvert dont le toit a été détruit par les bombardements. Dimension divine de son entrée dans la résistance, déjà proche de Dieu dans le fait d’être dans l’église mais plus proche encore du divin et du paradis quand on voit le ciel étoilé au-dessus de la tête de STAUFFENBERG. Cette dimension divine est accentuée quand STAUFFENBERG, avant d’accomplir son acte meurtrier, regarde son œil de verre dans son étui, qui n’est pas sans rappeler l’Œil de Dieu, l’œil qui voit tout et qui observe STAUFFENBERG dans l’accomplissement de sa tâche. L’interprétation de Tom CRUISE et des nombreuses stars qui l’accompagnent à l’écran comme par exemple Tom WILKINSON, Kenneth BRANAGH, Billy NIGHY et Christian BERKEL entre autres, est vraiment convaincante. Le seul reproche que je ferai sur ce film, mais c’est un point délicat et qui est dure à résoudre quand on traite de ce genre de film, il s’agit du personnage d’Adolf HITLER, interprété par un acteur britannique David BAMBER, qui n’est malheureusement pas très crédible dans la peau d’Adolf HITLER. On n’y voit un dictateur fébrile, sans charisme, sûrement la pire interprétation d’Adolf HITLER qu’on peut voir au cinéma après celle de Günter MEISNER dans « L’As des As » de Gérard OURY en 1982. Heureusement que le message bouleversant et fort du film prend le dessus, et nous rappel en ces temps incertains qu’il est parfois nécessaire d’agir, non pas pour ses dirigeants, ou son gouvernement mais pour ses principes, ses convictions, en défendant son pays non pas contre des ennemis qui viennent de l’extérieur mais contre des ennemis qui proviennent de l’intérieur et qui exploitent le peuple sur ses peurs et ses faiblesses. Le colonel Von STAUFFENBERG est un parfait exemple d’Homme qui n’a pas hésité un seul moment à agir, pour le bien du peuple et de l’humanité. Un modèle de courage et d’abnégation pour tous les Hommes désireux d’honneur et de liberté.
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